Art des femmes. Du 06/03/2018 au 10/06/2018, Galerie des Offices, “Dipingere e disegnare “da gran maestro”: il talento di Elisabetta Sirani (Bologna, 1638-1665)

Exposition sur cette artiste du XVIIe siècle italien disparue à l’âge de 27 ans tout comme le capitaine de l’équipe de foot ACF fiorentina, Davide Astori, disparu brutalement. En célébrant la jeune artiste, l’exposition rend hommage à ce dernier.

Elisabetta Sirani était une artiste baroque, une des filles les plus célèbres de l’artiste et marchand d’art Giovanni Andrea Sirani (1610-1670). Ce dernier était le premier assistant de Guido Reni, un des plus importants artistes de l’école de Bologne du XVIIe siècle. Elle devint dans les années une peintre professionnelle et une aquafortiste de renom.

À 24 ans, en effet, elle dirigeait déjà son propre atelier. Professeur à l’Académie d’art de San Luca à Rome, ce fut la première femme artiste en Europe à fonder une école de peinture pour femmes, l’Accademia del Disegno.

Elisabetta Sirani devint rapidement une artiste très demandée et quotée de Bologne et ses oeuvres furent exposées dans les plus grandes collections européennes déjà de son vivant.

Elle devint célèbre pour son style baroque moderne et avant-gardiste. Ses oeuvres se caractérisent par une immense visrtuosité technique et artistique.

Un intense et raffiné sens de la couleur et du clair-obscur mais aussi des coups de pinceaux rapides et larges. Très productive, elle reçut de nombreuses commandes. Elle est également célèbre pour la réalisation de portraits sociaux allégoriques comme la Contesse Anne-Marie Ranuzzi, peinte comme la Charité. Mais aussi pour l’exécution de Madones, pour certaines, les plus belles de la période. Avec l’évolution de son art, le style d’Elisabetta devint toujours plus naturel et réaliste. Son travail se révéla moins dépendants des modèles de Guido Reni, qui avait influencé son art des premiers temps.

Très vite donc, Elisabetta Sirani bénéficia d’une importante considération de la part des marchands d’art et intellectuels mais aussi des autorités religieuses et politiques et enfin de l’aristocratie.

L’intellectuel Malvasia affirma qu’Elisabetta Sirani peignait “plus qu’un homme” et qu’elle “avait du viril et du grand”. Ce fut en outre une des premières artistes à être publiquement reconnue par ses collègues et les critiques. Reconnue comme une “ virtuose” au féminin, dotée de génie artistique et inventif.

Elisabetta ne se maria jamais, elle travailla durement toute sa vie. Pour cette raison elle devint, à l’époque, une des figures particulièrement importantes pour la pratique professionnelle des femmes en Italie.

Art des femmes

L’exposition proposée par la Galerie des Offices retrace le parcours de cette incroyable jeune femme qui du haut de son jeune âge a su conquérir le milieu artistique et intellectuel de son temps.

À travers une sélection de 33 oeuvres, peintures et dessins, en provenance de collections publiques et privées italiennes mais aussi étrangères comme l’Allégorie de la peinture / Autoportrait de 1658 conservé au musée Puškin de Moscou, partez à la découverte d’une artiste au talent à couper le souffle. Figure emblématique pour la femme artiste de succès du nord d’Italie. Son travail, son oeuvre laissent une profonde empreinte pour le déveleppoment de la peinture bolognaise de la seconde moitié du XVIIe siècle.

À la Galerie des Offices jusqu’au 10 juin 2018. Le prix du billet pour le musée comprend la visite de l’exposition. Rendez-vous au premier étage de la Galerie, Salle Edoardo Detti et Salle del Camino. Réservez en ligne! Art des femmes

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